Sujet Dissertation Croissance Fluctuations Et Crisises

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Croissance, fluctuations et crises

1.1 Quelles sont les sources de la croissance économique ?


Cours



Activités dirigées



Évaluation


  • Les trois approches du PIB

    - Approche par la production, approche par la demande, approche par les revenus

    - Transformations de données et construction de graphiques avec un tableur

  • Vous présenterez le document puis montrerez comment il permet d’expliquer l’évolution du PIB en 2010.
    - Étude d'un document

  • A l'aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous montrerez comment le progrès technique favorise la croissance économique. (Raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire)
    - Le sujet
    - La grille d'évaluation

  • Entretiens Ecole-Entreprises 2014
    La croissance pourrait-elle s'arrêter ?
     Le dossier contenant les diaporamas de P. Arthus et de E. Dubois et un fichier donnant des pistes pour une utilisation en classe

  • AP : Raisonnement à partir d'un dossier documentaire 

  • TD : le produit (PIB) et la croissance économique
    - Le fichier

  • Les limites du PIB : Un questionnaire sur une vidéo.
    - Le fichier


1.2 Comment expliquer l'instabilité de la croissance ?


Cours



Activités dirigées



Évaluation


 

 

 

  • Entretiens Ecole-Entreprises 2014
    - La croissance pourrait-elle s'arrêter ?
     Le dossier contenant les diaporamas de P. Arthus et de E. Dubois et  un compte rendu de l'atelier
    - Quelles leçons tirer des crises ?
    Le dossier contenant les diaporamas de P. Arthus et de H. Gastinel et un compte rendu de l'atelier

© académie d'orléans-tours - dernière modification 12.11.2017 10:28

Corrigé

Introduction

Si la croissance économique est un phénomène de longue période depuis la révolution industrielle, elle connaît des fluctuations désignant les variations à court terme de l’activité économique, mesurées par le taux de variation du produit intérieur brut réel.

L’existence de ces fluctuations invite à s’interroger sur leurs causes et plus précisément sur le rôle de la demande globale qui représente l’utilisation des biens et services produits sur le territoire ou en dehors du territoire (importations) par les agents économiques à l’intérieur du territoire.

La demande globale est-elle le seul déterminant des fluctuations économiques ? Pour répondre à cette problématique, nous verrons que les variations de la demande globale sont bien à l’origine des fluctuations économiques, mais qu’il existe d’autres causes à ces fluctuations.

I. Les variations de la demande globale sont à l’origine des fluctuations économiques

1. Fluctuations économiques et demande globale

L’activité économique, depuis la révolution industrielle, est caractérisée par la croissance de la production. Cependant, cette croissance n’est pas régulière et connaît des fluctuations rythmées par des phases d’accélération de la croissance (expansion) et de ralentissement de la croissance (récession), voire même de baisse de la production (dépression), la crise économique marquant le passage d’une phase à l’autre. Ainsi, la crise financière se traduit par une baisse de la production dans les grandes économies développées en 2008, baisse qui s’accentue en 2009 : en Allemagne le produit intérieur brut réel chute de 5,1 % (document 1). Si on assiste à une reprise de l’activité en 2010, la croissance économique reste à un niveau peu élevé dans les pays de l’Union européenne, moins de 1 % en France et en Allemagne, et au Japon (document 1).

La production répond à la demande des agents économiques résidant sur le territoire (consommateurs, entreprises, administrations) et des agents non-résidents, cette demande correspondant aux exportations de l’économie nationale ; demande intérieure et demande extérieure constituent la demande globale. Chacun de ces éléments de la demande globale contribue à la croissance à des degrés divers. Ainsi, la hausse des dépenses de consommation finale constitue la part la plus importante de la croissance en France entre 2007 et 2013, suivie par celle de l’investissement ou formation brute de capital fixe (FBCF) (document 2).

2. Les effets des variations de la demande globale sur les fluctuations de la croissance

En 2007, pour une croissance du PIB réel de 2,4 % en France, la consommation finale y contribuait pour 1,8 % (document 2), ce qui signifie que la croissance de la consommation des ménages expliquait près des trois quarts de la croissance économique. Dès lors, tout ralentissement de la croissance de la consommation finale en France se traduit par un net ralentissement de celle du PIB réel et même par une baisse de la production selon l’Organisation de coopération et développement économiques en 2008 et en 2009 (document 1). Et, selon l’Insee, la division par plus de deux de la croissance de la consommation finale s’accompagne d’une baisse de la production de 2,9 % en 2009 (document 2). Cependant, la formation brute de capital fixe, même si sa contribution à la croissance est moins importante, joue un rôle non négligeable : la faiblesse de la croissance en France en 2013 peut s’expliquer en grande partie par une contribution négative (– 0,2 %) de l’investissement (document 2).

L’interdépendance croissante des économies nationales renforce le rôle de la demande extérieure, c’est-à-dire les exportations, sur l’activité économique. Cependant, les effets sur la croissance peuvent être contrastés en fonction du niveau de compétitivité des économies nationales. En France, la reprise de l’activité en 2010, hausse de la croissance de près de cinq points de pourcentage, s’accompagne d’une contribution négative du solde extérieur des biens et services (document 2) du fait d’une hausse des importations plus élevée que celle des exportations, même si celles-ci ont pu être favorisées par la reprise de l’activité dans les autres pays (document 1).

II. D’autres facteurs que la demande globale expliquent les fluctuations économiques

1. Les fluctuations économiques s’expliquent par des chocs d’offre

Les fluctuations économiques peuvent être la conséquence de chocs économiques ayant un effet négatif ou positif sur l’activité. Ainsi, au cours des années 1970, la hausse du prix du pétrole lors des deux chocs pétroliers de 1974 et 1979 a entraîné une ponction sur le revenu des agents économiques des pays importateurs de pétrole. Leur moindre capacité à consommer ou à investir a freiné la croissance car les pays exportateurs de pétrole, ceux dont le revenu augmentait, n’ont pas permis une augmentation suffisante des exportationsdes pays importateurs pour relancer la croissance. On retrouve ce choc d’offre négatif au cours de la période 1999-2008 avec la multiplication par sept du prix du pétrole (document 4).

À l’inverse, un choc d’offre peut être positif. C’est le cas lorsque se diffusent des innovations de procédé. Celles-ci entraînent des gains de productivité permettant une réduction des coûts répartie entre une baisse des prix et une hausse des profits. Ainsi, l’investissement et la consommation augmentent et la croissance économique s’en trouve accélérée. On trouve ces chocs d’offre lors des révolutions industrielles caractérisées par des innovations majeures. La baisse actuelle du prix du pétrole pourrait être un choc d’offre positif. Cependant, cette baisse est plus que compensée par les effets négatifs de la demande des pays émergents.

2. Il existe une relation entre le cycle du crédit et les fluctuations économiques

Les fluctuations économiques peuvent être le résultat du cycle du crédit. En période d’expansion, les agents économiques gagnés par l’euphorie de la croissance ont tendance à s’endetter ou adoptent, sur les marchés financiers, des comportements spéculatifs. Les banques alimentent cette hausse des crédits car l’accélération de la croissance économique rend plus optimistes leurs anticipations et elles accordent une plus grande confiance à leurs clients, confiance qui se traduit par une baisse des taux d’intérêt. La hausse du cours des titres financiers s’autoentretient jusqu’au moment où le mouvement de hausse se retourne et provoque une crise financière.

La crise des subprimes, crédits accordés à des ménages peu solvables afin d’acquérir un logement aux États-Unis, a eu comme effet un assèchement des liquidités, car les banques, pour éviter les défauts de crédit, ont ralenti les prêts sur le marché interbancaire. Il en résulte un accès au crédit plus difficile et plus coûteux pour les agents économiques. Dans la zone euro, la hausse des crédits accordés aux ménages connaît une baisse de plus d’un point de pourcentage environ entre 2009 et 2012 (document 3).

Conclusion

Les variations de la demande globale peuvent expliquer les fluctuations économiques. Cependant, celles-ci sont le produit d’autres déterminants comme les chocs d’offre, la hausse du prix du pétrole par exemple, ou le cycle du crédit accompagné de crises financières. Ces fluctuations posent la question des politiques qui doivent être menées pour les atténuer.

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